Biographie
Né en 1994, Dark Cherry est un artiste peintre plasticien de l’île de La Réunion, spécialisé dans les arts traditionnels japonais : l’art Ukiyo-e et l’art Sumi-e. De son vrai nom Nicolas Dijoux, c’est un passionné qui a été éduqué dans les Arts et la Culture, et cela depuis son enfance.
C’est par passe-temps et loisirs qu’il dessine et peint depuis petit, et se lance d’abord dans le réalisme avec l’utilisation de crayons graphite. Par la suite il les délaissera, au profit de l’aquarelle vers 2015, et de l’encre dès 2017, année où il débutera l’art Ukiyo-e. Il ne voulait pas être artiste, et voulait garder sa passion comme loisirs. Mais le temps donna raison à celle-ci, qui finit par déborder dans son quotidien, ses études (diplômé d’un Master 2 en Géographie, Protection environnementale), puis dans son ancien travail de vulgarisateur scientifique en environnement.
C’est en juillet 2020 qu’il obtient son statut professionnel d’artiste peintre.
DÉMARCHE ARTISTIQUE
Nourri d’un profond respect pour la culture japonaise, mon travail s’inscrit dans
la tradition visuelle de l’art Ukiyo-e. Ce mouvement artistique, né au Japon, qui se construit entre poésie et
philosophie, s’est principalement développé durant l’époque d’Edo entre le
17ème et 18ème siècle. Mon travail, entre la culture nippone et créole, se décline en plusieurs
thématiques : dans cet art du détail dans les détail, je crée des Bijin-ga (beautés
japonaises), des Kacho-ga (images de fleurs et d’oiseaux) ou bien des Shunga
(images du palais de printemps, érotiques).
Je cherche à traduire et à célébrer dans mes oeuvres, la beauté éphémère, la résilience et l’art du « monde flottant ». De facto, je m’attache à retrouver la rigueur et la délicatesse de l’époque, en mêlant techniques traditionnelles et médiums modernes. Mais aussi en décortiquant soigneusement les codes de représentations picturales et de leurs symbolismes cachés typiques dans cet art.
J’allie des genres culturels distincts, mêlant "temps lontan" et art traditionnel japonais en utilisant des bois précieux et endémiques, récupérés dans de vieilles cases créoles ou « boutik lontan ». Ainsi le Tamarin des Hauts, le grand Natte ou bien le petit Natte deviennent supports artistiques ou encadrements.
Mes oeuvres sont des fragments de temps figé, porteuses à la fois de douceur
nostalgique et d’intensité poétique
